lundi 14 septembre 2009

Mauvais rêve à New York JFK.

Debout à 3h30 pour me présenter un peu avant 4h30 au comptoir d'embarquement d'American Airlines à l'aéroport d'Halifax. Ce matin, c'est le départ pour les Etats Unis et les formalités de douane se font à l'aéroport, sur le territoire canadien. Lorsque je me présente à l'hôtesse pour enregistrer mes bagages, elle me précise que je devrais attendre mon "escorteur", Bob, avant d'effectuer mes formalités. Muni de mes cartes d'accès à bord (tout d'abord pour New York JFK et ensuite pour Paris CDG), je fais passer ma valise au contrôle de sécurité. Tout va bien... pour l'instant ! Je m'assois donc à l'entrée du couloir des embarquements pour attendre Bob. 5h00 : toujours personne... 5h15 : Bob aurait-il eu un empêchement de dernière minute ?... Ça serait dommage de s'arrêter là ! En si bonne voie !... 5h30: un homme d'une soixantaine d'année s'approche de moi accompagné de l'hôtesse. Ouf, c'est bien Bob ! Nous faisons rapidement connaissance et nous nous dirigeons vers la vérification des bagages de cabine. En passant sous le portique, Bob déclenche le signal et fait l'objet de fouille plus rapprochée, il a du garder quelques objets métalliques dans sa poche! Ça me rassure d'autant car je passe à mon tour mais sans encombre. Clin d'oeil ;-)

Et nous arrivons au contrôle des passeports. Alors là, on change de registre ! Visiblement on était attendu. Après une rapide vérification de l'identité de Bob, le douanier prend mon passeport et me demande de poser ma main sur une machine à empreintes digitales. Ça y est, je suis de nouveau dans la boite... peut être pas la même! (voir épisodes précédents). Il nous invite ensuite à le suivre dans des bureaux où je dois décliner mon identité complète, me plier encore une fois à la prise d'empreintes digitales et de fond de l'oeil, payer une amende (encore une !) de 65$US (à quel titre ?) et subir une fouille de mon bagage de cabine (jusqu'à la photocopie de documents personnels et au visionnage des photos de mon appareil - quelle indiscrétion !). Cela prend du temps et il est déjà 6h30, heure théorique du départ. Pourvu que notre avion ne parte pas sans nous !... Stress garanti ! Après les dernières questions, un douanier nous emmène au pas de course à la porte d'embarquement de l'avion, il est 6h45 et nous nous asseyons à notre place les derniers. Quelques instants après, l'avion décolle enfin avec 20 minutes de retard sur l'horaire. Pas besoin de vous faire un dessin, mais le vol s'est passé sans histoire (c'est bon, je suis vacciné... pour la vie !). Bob m'explique que je devrais répondre a quelques questions d'agents de sécurité d'AA et que je passerai probablement ma longue escale (12h00) à New York dans un salon de la compagnie. Je le remercie par avance de cette attention car je pourrai ainsi me reposer dans un cadre plutôt sympa.

Arrivée à l'aéroport JFK, 7h30 du matin heure locale (1 heure de décalage avec Halifax). A la sortie de l'appareil, deux agents en civil de la compagnie me proposent de les suivre pour répondre à leurs questions. Là, je m'y attendais... Par contre, quelques mètres plus loin, à peine sorti du couloir amovible, deux douaniers en arme, me suggèrent de mettre les mains sur le mur et me fouillent au corps pour vérifier si je ne porte pas une arme (ben voyons !). Interloqué, je regarde Bob et ses compères et je crois comprendre que la situation leur échappe. La reposante escale se transforme en continuité du cauchemar vécu quelques jours plus tôt. Pour couronner le tout, les douaniers me demandent d'enlever ma veste et de mettre les mains dans le dos afin de me passer les menottes. Et ça recommence ! mais pourquoi donc me traitent-ils comme un criminel ! c'est de l'acharnement !... Il est évident que dans ce type de situation, il vaut mieux exécuter ce qu'on vous demande plutôt que de chercher à discuter... Sous le choc, menotté mains dans le dos, je suis emmené, encadré par ces deux gaillards armés, jusqu'au quartier général des douanes de l'aéroport. Ce parcours me parait interminable, quel supplice! Je croise de nombreux regards interrogateurs, voire culpabilisateurs, de voyageurs marchant dans les couloirs. Je ne me sens pas bien...

Nous arrivons enfin au poste principal de douanes et je suis directement emmené en cellule où il est prévu que j'y passe la durée de l'escale (il est presque 8h00 et mon vol pour Paris est à 17h45). Ils m'enlèvent les menottes qui commençaient à me faire mal aux poignets. J'ôte ma montre et ma ceinture et leur donne toutes mes affaires. Je patiente quelques instants et un douanier me demande de le suivre dans un bureau pour un interrogatoire par un federal marshall de l'aéroport et un agent de sécurité, tout deux en civil. Je leur raconte donc mon histoire et ils décident finalement de me faire patienter dans une grande salle. Ils me rendent mes affaires ainsi que mon sac de cabine et je comprend qu'ils ont saisi le personnage que je suis : un ingénieur qui a fait une petite boulette avec de grosses conséquences.
Dans la matinée, je reconnais à l'entrée de cette grande salle les deux  agents de la compagnie qui m'attendaient à la sortie de l'avion. Rebelotte pour un interrogatoire. Mais celui là, il était prévu... Nous nous dirigeons alors vers un petit local meublé de quatre fauteuils confortables et d'un table basse. En présence d'un douanier et de ces deux agents, je recommence mon histoire et, à leur demande, je fais un témoignage écrit de ma version des faits. J'insiste effectivement sur le manque de communication avec l'équipage et qu'à aucun moment je n'ai été averti du risque de dérouter le vol à cause de moi sur Terre Neuve.

L'interview terminée, je me retrouve donc seul dans ce petit local où est disposé des jeux pour enfants (salle d'attente pour les familles). De temps en temps, un douanier vient me voir pour me demander si je n'ai besoin de rien, pour m'apporter à manger, ou de la lecture... Aux petits soins, quoi ! L'atmosphère se decontractant, je me risque à lui demander une faveur : "SVP M. le douanier, pourriez vous ne pas me mettre les menottes lorsque vous me raccompagnerez à l'avion". "Bien sur" répond-il d'un ton souverain. Ouf, c'est toujours une humiliation de moins en perspective. Je lui fais aussi la requête de téléphoner à ma famille pour confirmer mon arrivée demain matin à Paris et que tout se passe (... a peu près) bien ici ! Acceptée ! Serait-ce la chance qui me rattrape... J'en aurais bien besoin.

Vers 17h00, le douanier et 3 autres personnes m'escortent jusqu'à la porte d'embarquement de l'avion pour Paris. Accompagné jusqu'à mon siège dans l'appareil, je m'installe en prenant soin d'éloigner tout appareil électronique. L'avion décolle et je commence alors à envisager la liberté.
Reste l'arrivée à Paris CDG... mais on verra ça demain...

samedi 12 septembre 2009

Mon premier vol vers la liberté...

Mon vol St John's - Halifax est à 13h40 et je préfère arriver tôt à l'aéroport en cas de "surprise". Je m'attends à tout ! Après une nuit mouvementée car le voisin de la chambre du dessus faisait un potin d'enfer et une pluie diluvienne s'est abattue sur St John's (les effets de Bill), je me dirige dans la matinée vers l'aéroport.
Le cœur serré, je me présente au comptoir d'Air Canada pour enregistrer mon bagage. Que vont-ils inventer cette fois ci ?... L'hôtesse du comptoir me demande mon passeport et les références de mon dossier. Je lui remets tous ces éléments et j'attends sagement pendant qu'elle tapote sur son terminal. Suspense...
Elle enregistre ma valise, édite la carte d'accès à bord, et me la tend avec mon passeport. Je rêve ! Et elle me souhaite même un bon voyage... Merveilleux, je n'avais plus l'habitude !... Soulagé, balbutiant un "thank you" ému, je réalise que c'est le premier vol que je vais prendre depuis ce samedi 15 aout où tout à commencé. Je n'en croyais pas mes oreilles... après toutes les difficultés rencontrées à Gander...

Bref ! Le soleil pointe le bout de son nez, Bill était passé dans la nuit au large de St John's. Feu vert pour Halifax. A l'issue d'un vol rapide, me voila arrivé à Halifax. Je file directement au comptoir American Airlines où je devrais embarquer demain matin pour New York (JFK). Mike, le "GO" d'AA, m'avait averti que je serai escorté pour ce vol. La confiance règne !! et aussi pour m'accompagner dans les formalités pour passer les douanes US. Je sens qu'on va pas rigoler. Une hôtesse me dit de me présenter directement demain à 4h30 du matin (le vol étant à 6h30) et là je rencontrerai Bob, mon "escorteur".

Une navette de l'hôtel m'y amène et comme il est 15h00, pour passer le temps, je décide de visiter la ville d'Halifax située à presque 50km. Après avoir déposé mes bagages dans ma chambre, je retourne à l'aéroport d'où je peux prendre un bus ou un taxi pour Halifax. En faisant la queue pour prendre un ticket de bus, j'aperçois un tarif de prix pour les limousines et taxis. Un rapide calcul pour déduire qu'il serait plus avantageux de louer une limousine à trois. Je fais part de ma conclusion à deux autres personnes qui attendent comme moi dans la queue et banco, on monte dans la limo qui nous transporte vers le centre ville. Deux femmes domiciliées à Halifax et qui rentrent de vacances passées dans l'ouest du Canada , m'accompagnent. La limo nous dépose au domicile de l'une d'entre elles et la seconde m'accompagne un bout de chemin dans Halifax. Chaque jour, je me renforce dans l'idée que la communication entre les êtres est la chose la plus importante qui soit pour améliorer la compréhension des choses, la relation entre nous, le partage des ressources... et accessoirement empêcher des déroutements d'avion inutiles ! L'avantage de l'Homme sur l'animal (non doté d'intelligence) réside bien, principalement, dans la qualité de notre communication entre humains. Bon, j'arrête ici ma philo de comptoir... Mais quand même !

Je traverse donc de jolis jardins publics avec kiosque et étang où batifolent quelques canards autour d'une maquette du Titanic, je grimpe à la citadelle, vieux fort d'une ancienne garnison britannique surplombant la ville, et descends ensuite vers le port. Halifax est une charmante ville au style old British  avec quelques "petits gratte ciel" en bordure de la baie et un port touristique d'où partent des bateaux pour voir les baleines au large des côtes de la Nouvelle Ecosse (Nova Scotia comme ils disent ici). L'originalité touristique : des camions amphibies pour visiter la ville et faire un petit tour dans la baie. C'est rigolo !

Il est 19h30 et il faut bien une heure pour rentrer à l'hôtel (bus + navette). Ce soir je ne me couche pas tard car demain matin, embarquement tôt à 4h30 et passage de douanes US sur le territoire canadien. J'angoisse deja !...

Ca y est , je quitte Gander !

Ce dimanche est mon dernier jour à Gander... théoriquement. Mon vol pour Halifax est prévu cet après midi à 14h20 et je jubile de bonheur de penser à ce départ. J'allume le téléviseur et je zappe parmi la trentaine de chaines disponibles jusqu'au canal TV météo. Bill, l'ouragan tropical, poursuit sa route vers les côtes de Nouvelle Ecosse et il frappera très probablement Halifax cet après midi. Par acquis de conscience, je descend à la reception de l'hotel où je peux consulter  les horaires d'avion en libre service sur internet. Voyons... Air Canada, Gander - Halifax : vol annulé :-(  Nooon ! Même la météo est contre moi ! Désarroi total... J'appelle aussitôt mon "organisateur de voyage" qui confirme l'annulation de mon vol de cet apres midi et me demande de patienter (... encore) en attendant un nouvel itinéraire.

Le temps est gris et moi aussi. Quelques heures plus tard, je reçois un fax à la réception pour m'informer de mon nouveau parcours (le quatrième) : Gander - St John's en bus, puis St John's - Halifax demain lundi, Halifax - New York - Paris (arrivée prévue mercredi 26 août au matin). Hôtels à St John's et Halifax réservés. Quelle aventure! Le bus pour St John's (capitale de Terre Neuve située sur la péninsule d'Avalon sur la côte Est) partira de l'aéroport à 17h00. Nouveaux appels à mes proches pour avertir du décalage d'une journée supplémentaire.
Patience...
Je libère la chambre vers 13h00 et me rend à l'aéroport en taxi. Quelques heures d'attente dans cet aérogare provincial, avec cette magnifique exposition sur les premiers aviateurs téméraires qui ont traversé l'Atlantique, et le bus pour St John's arrive. Les 322km qui nous sépare de notre destination, sont bouclés en 4 heures dans un car très confortable. Sur la transcanadienne qui s'enfonce à travers les forêts de sapins, le temps est trés sombre et plus on s'approche de St John's, plus le brouillard s'épaissit.

Arrivés à la gare routière, nous nous retrouvons à plusieurs passagers dans une situation similaire : trouver un taxi qui nous emmène dans un hôtel prés de l'aéroport. En discutant avec une autre passagère du car, je lui propose de partager la course. Elle n'a pas eu le temps de réserver une chambre et le chauffeur appelle l'hôtel pour voir si une chambre est disponible. Par chance, c'est la dernière. Pendant le trajet, elle me raconte son histoire qui possède un point commun avec la mienne : une semaine après mon vol Paris Boston, donc hier, elle a été la cause d'un déroutement d'avion sur Gander. Bienvenue au club ! Elle a eu une syncope en plein vol et le commandant de bord n'a pas eu d'autre choix que d'atterrir en urgence à Gander. Revenue à elle, elle a été placée en observation à l'hôpital et a pu en sortir après quelques heures. Elle est physicienne, citoyenne américaine, d'origine yougoslave et doit rejoindre son domicile à Pittsburg au plus vite, malgré Bill. Un clin d'œil de la quotidienneté !

Arrivés à l'hôtel, il était deja tard. Demain, direction Halifax... Chaque jour sa peine! L'essentiel était d'avoir quitté Gander. Bonne nuit ;-)
 

vendredi 11 septembre 2009

Quand Bill , l'ouragan s'en mêle !

Je dois donc passer ce samedi à Gander, cette paisible ville de centre Terre Neuve située le long du lac Gander.
De quoi me plains je?... je suis sorti de cellule... Baskets aux pieds, un petit jogging (10km) va me faire du bien. Direction une forêt aménagée le long de la transcanadienne. Malgré, une météo maussade, cet endroit est merveilleux : entretenu par des volontaires écolos, un parcours aménagé en pleine nature sillone cette forêt composée de multiples espèces d'arbres et de nombreux panneaux explicatifs le jalonne tout du long. Un clin d'oeil : je m'arrête devant une pancarte indiquant qu'à cet emplacement, un bombardier americain s'est "crashé" ici pendant la seconde guerre mondiale. Quelques debris de moteur gisent sur le sol comme preuve de ce tragique évenement. Ah... les avions, ca me poursuit ! Il faut preciser que Terre Neuve fut le lieu de prédilection des aventuriers aeronautiques du debut du 20e siecle, lors des premieres traversées transatlantiques. Une exposition leur est d'ailleurs consacrée à l'aeroport.

Revenu à l'hôtel sous la pluie, je m'installe dans la chambre pour écrire quelques lignes de mon histoire. Et je regarde d'un œil distrait, sur le canal TV météo, l'évolution d'un ouragan qui a pris naissance dans la mer des Caraïbes quelques jours plus tôt. Celui ci a été surnommé Bill ! Why not ! Inquiet sur sa progression, je tends l'oreille. Il semblerait qu'il s'approche inéluctablement des côtes de la Nouvelle Ecosse et notamment d'Halifax. Halifax où mon vol de demain doit atterrir en milieu d'après midi... Pas de chance !
Bill, de catégorie 1, développe des vents de 110 à 130km/h. Dans ces conditions, un avion ne peut atterrir en toute sécurité (... rien a voir avec la patafix !) et la raison voudrait que les vols soient annulés... Particulièrement concerné par ce phénomène naturel, j'appelle Mike sur son portable, le représentant d'American Airlines qui "organise" mon voyage de retour.. "Mike, es tu certain que mon vol de demain sera maintenu ?..." lui demande-je fébrile. "Ne t'en fais pas, tout va bien se passer ! Ce n'est pas ce petit coup de vent qui va modifier ton programme!" me repond-il d'un ton assuré... Pas vraiment convaincu, je raccroche et je suis avec attention l'evolution de Bill à la télé ! Il se peut que sa route soit détournée et que l'impact sur Halifax soit mineur. Je croise les doigts ... Attendons Dimanche.

jeudi 10 septembre 2009

Laissez moi partir !

Vendredi matin 21 aout. Le soleil brille... c'est bon signe (... enfin j'espère !). Comme mon vol est prévu à 14h20, je décide de faire un court mais intense jogging, une douche et un petit dej. De retour dans ma chambre, je reçois un message téléphonique de Air Canada de Montréal qui m'annonce ne pas pouvoir émettre un billet Gander - Halifax ( env. 800$ CAN) car mon compte n'est pas suffisamment approvisionné. Surprise ! En effet, il y a deux jours, le précédent billet émis pour 2000$ avait été débité de mon compte mais pas encore recrédité (délai de traitement bancaire). Il faut donc trouver une solution immédiatement sinon pas de voyage aujourd'hui !
Encore un peu de stress... Au point où j'en suis...! Quelques coups de fil après, je suis sauvé : mon ami et associé Philippe, me communique le N° de sa carte bancaire et la transaction peut finalement se faire. Ouf !

Direction l'aéroport. Je file revoir mes douaniers préférés ! Ils me remettent mon passeport car mon départ est imminent. Je passe ma valise à la sécurité et une bandelette verte, passée autour de la poignée, valide le bagage. Jusqu'ici tout va bien... pourvu que ça continue ! Je me présente au comptoir Air Canada. Accueilli par une charmante hôtesse, elle met ma valise sur la balance et me demande mon billet et mon passeport. Elle vérifie sur son écran et d'un geste prompt, elle ôte la bandelette verte de ma valise et me demande de patienter quelques instants (ouh la la ! c'est pas bon signe!). Elle revient quelques minutes après avec la responsable qui me signifie simplement que la compagnie ne peut me prendre a son bord pour raison de sécurité. Le ciel me retombe encore sur la tête! Aïe! Calmement, je lui explique que mon planning de vol a été établi la veille par un représentant de la compagnie American Airlines et que toutes les vérifications (y compris celle de Air Canada) ont été faites. No way ! Rien à faire !... Mais quand vont ils me laisser rentrer chez moi ?!... Terre Neuve est un endroit admirable mais faut pas exagérer...
Après quelques heures d'attente à l'aéroport pour voir si la situation évolue, je retourne à l'hôtel Gander où j'attends patiemment de nouvelles instructions d'AA. Etrange sentiment que de sentir mon destin suspendu au bon vouloir d'une compagnie qui va me dire ce que je dois faire... Patience !

En fin d'après midi , je reçois un fax a la réception de l'hôtel pour m'indiquer mon nouveau planning de vols.
Départ dimanche (dans 2 jours, oh non ! :-(  même itinéraire : Gander - Halifax - New York - Paris avec arrivée prévue Paris mardi 25 aout matin. C'est pas possible ! Qu'ai je donc de si "attractif" pour qu'ils me gardent aussi longtemps ?... Mes proches avertis de ce 3e plan de vol, je decide d'aller dormir , le moral dans les chaussettes...